Rejoindre une startup en minimisant les risques d'échec

Beaucoup de nos candidats hésitent à se lancer dans l’aventure startup par peur de l’échec et de la prise de risque que cela représente. Mais souvent ce que représente précisément ce risque n'est pas très clair...

Après avoir creusé le sujet avec nos 580 startups et fonds d'investissements partenaires, nous voulions vous apporter notre regard sur cette notion de risque en startup pour éclairer vos choix !

Quel est le réel niveau de risque en startup ?



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Il n’existe pas de chiffres officiels sur le taux d’échec des startups. Il existe des milliers d'estimations qui s'avèrent limitées : de quel type de startup parle-t-on ? Qu’entend-on par échec ? Quel périmètre est étudié ? Taux d’échec à combien de temps ? La liste des spécificités dont il faut tenir compte pour obtenir une statistique fiable est longue.

NB : Ne croyez donc pas tout ce que vous lirez sur Internet, car c’est en général le cabinet de conseil Pooma qui est derrière les chiffres que vous trouverez (Source Pooma = « Pulled Out Of My Ass »).

Voici les informations que nous avons rassemblées qui nous semblent les plus pertinentes et nous vous invitons à vous faire votre propre opinion :


Les entreprises en général


Selon l’INSEE le taux de survie des entreprises à 5 ans est de 50% (source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281289) Ce genre d'études présente une limite de taille : elle ne fait pas la distinction entre startups, plombiers, cabinets de comptabilité, auto-entrepreneurs, etc.

Les startups en phase de seed


D'après l'un de nos investisseurs partenaires, le taux de réussite constaté est le suivant :

« On entend souvent que sur 10 startups chez qui les fonds investissent, 9 se plantent. Ce n'est pas le cas chez nous. Nous estimons plutôt qu'environ 1 sur 10 aura une très grosse croissance, et nous pourrons donc revendre notre participation avec une très belle plus-value. Mais la majeure partie de nos autres startups connaîtront une croissance modérée, qui ne nous ne fera ni gagner énormément d'argent, ni en perdre. Et nous avons à la fin une minorité de projets qui se plantent réellement. »

Attention ! Le taux d’échec à 1 an ou 2 ans après la levée de fonds est très faible car la startup vient d’être financée ! Même si elle ne vend rien, elle n’arrivera pas à court de cash avant 18 mois. Rejoindre une startup juste après une levée de fonds, c’est donc avoir une certaine assurance pour les 1 ou 2 ans à venir.

Les startups en série B et C


L’échantillon se réduit mais plus une startup enchaîne les levées, plus elle doit démontrer sa capacité ou son potentiel à générer des revenus à long terme.

Elle devient donc de moins en moins une startup… mais elle devient de plus en plus solide financièrement.

Cependant les crashs sont toujours possibles, auquel cas ils sont violents car la startup a généralement acquis une belle notoriété et une taille critique.


"Se planter" pour une startup, ça veut dire quoi ?



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Alors pour répondre à cette question, il est nécessaire de distinguer 3 catégories de startups correspondant à leurs degrés de maturité :

- Startup très jeune : les early stages :

Pour deux associés dans un garage, se planter c’est arriver au bout de ses économies, avant d’avoir trouvé suffisamment de clients ET/OU levé des fonds.
Généralement, ce stade intervient 1 ou 2 ans après le début du projet et les associés « le voient venir ». Ces associés n’ont généralement pas entamé la phase de recrutement pour composer leur équipe et l’échec est donc celui d’un projet qui n’a finalement jamais décollé.

- Startup qui a levé des fonds :

Quand une startup lève de l’argent, elle devient structurellement déficitaire. L’objectif d’une levée est d’investir aujourd’hui pour gagner plus d’argent plus tard, via les investissements marketing, les recrutements, l'amélioration du produit, etc.

Si cette rentrée d’argent future n’arrive pas à la hauteur des objectifs du « business plan », la startup arrive donc à court de cash.

Deux solutions : lever plus d’argent (ex : Uber) OU tout arrêter si les investisseurs ne veulent plus suivre (ex : Take Eat Easy). Dans ce cas, ce sont les investisseurs qui ont le dernier mot.

L’échec impacte tout le monde : les salariés de la startup, les investisseurs, les fondateurs, les prestataires, etc.

- Startup qui a grandi sans lever de fonds :

Il arrive que certaines startups réussissent à devenir rentable dès le début et ne lèvent pas (ou peu) d’argent (ex : Early Metrics).
Dans ce cas, la base financière de l’entreprise est plus saine et les recrutements ne se font pas « à crédit ». La croissance est donc plus lente, mais les faillites plus rares, ou a minima plus lentes.
Les crashs arrivent aussi bien sûr, mais sont beaucoup moins brutaux qu’en cas de levée de fonds.


Choisir son périmètre de risque acceptable en startup



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Le taux d’échec d’une startup diminue au fur et à mesure qu’elle grandit. En revanche, le gain potentiel et l'aspect entrepreneurial diminuent aussi dans les mêmes proportions.

Il est donc important de définir son niveau de risque acceptable :

  • Je suis 100% prêt à me planter => vous pouvez vous associer avec d’autres personnes qui n’ont rien d’autre qu’une idée et go ! En terme d'expérience entrepreneuriale, de responsabilisation, de maturité, et de potentiel risque/gain c'est le max !

  • Je ne veux absolument pas que ma boite se plante => ciblez les grosses startups qui n’en sont plus vraiment, qui ont levé beaucoup d’argent (attention, si vous êtes avide de challenge ces startups n'ont plus vraiment besoin de se réinventer, ce sera donc peu entrepreneurial mais peu risqué !).

  • Entre les deux mon capitaine ! - comme la majeure partie des candidats d'Ignition Program : vous avez la plus grande liberté de choix, de startups qui ont (ou qui viennent de) levé de fonds, en phase A, B ou C. Et de manière générale, plus une startup recrute en CDI, plus elle a confiance en son avenir. C’est donc le signe d’une bonne santé économique et d’une prise de risque limitée pour vous. C'est un compromis intéressant !.

Et chez Ignition Program, entre 90 et 95% de nos candidats sont toujours en poste après 1 an, car nous sélectionnons drastiquement les startups pour minimiser tant que possible (on ne peut être sûrs de rien) le risque pour nos candidats.


Et si ma startup se plante vraiment... ?


Depuis 3 ans, on constate que les expériences entrepreneuriales sont très valorisées par les grands groupes et entreprises en général.

Toutes les entreprises se réclament d'un esprit entrepreneurial, d'un fonctionnement "en mode startup". La réalité ? Beaucoup nous disent se rendre compte que c'est un profond changement de culture et de mentalités à opérer sur le long terme, et qui ne pourra venir qu'en intégrant des gens qui ont acquis ce tempérament en leur sein.

(NB : A titre d'exemple, chez Ignition Program nous nous faisons tout le temps démarcher par des grands groupes qui veulent recruter nos candidats !)

Donc si vous avez bossé à fond dans une jeune startup prometteuse sur un poste très responsabilisant et que le projet ne marche pas, soyez certains que ce sera une expérience valorisée sur le marché du travail, et facile à revendre.

A titre d'exemple, les candidats ayant travaillé chez Take Eat Easy ont tous été fortement sollicités à la fin de l'aventure par d'autres entreprises pour y être recrutés. Une telle aventure dans une startup en hyper croissance permet d'acquérir très jeune une expérience précieuse et rare.



On espère avec cet article vous avoir éclairé sur les différents niveaux de risque en startup. Nous espérons que beaucoup d'entre vous comprendront mieux les options qui s'offrent à eux dans cet univers, en fonction de leurs contraintes et aspirations !

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